La dotation fédérale destinée aux pompiers bruxellois portée de 5,7 à 15,4 millions d’euros par an
Bernard Quintin (MR), ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, annonce que les moyens fédéraux alloués aux pompiers bruxellois seront presque triplés dès 2026, passant de 5,7 à 15,4 millions d’euros annuels, soit près de 10 millions d’euros supplémentaires.
Cette avancée fait suite à l’adoption, ce jour en séance plénière, du texte prévoyant l’intégration du SIAMU dans la dotation de base ainsi que dans la composante « fonctionnement opérationnel » de la dotation complémentaire attribuée aux zones de secours du pays.
Jusqu’à présent, cette prise en compte n’existait pas, créant une disparité désormais corrigée.
« Nos pompiers bruxellois, comme tous les soldats du feu, risquent leur vie chaque jour pour assurer notre sécurité. Il est essentiel que leur financement corresponde à leurs besoins. Ces moyens supplémentaires permettront aux autorités compétentes de renforcer les moyens matériels et humains, et de contribuer à des interventions toujours plus efficaces et plus rapides aux quatre coins de la capitale », souligne le ministre Quintin.
Aucune zone de secours ne patira de cette décision, au contraire. Le texte prévoit en effet une augmentation budgétaire structurelle pour les autres zones de secours d’environ 7.5 millions d’euros, portant l’augmentation à 17.5 millions au total pour cette année.
Enfin, les dotations de l’ensemble des zones de secours seront indexées à partir du 1er janvier 2027 et continueront à l’être à l’avenir, puisque ce principe est dorénavant inscrit dans la loi.
« Avec notre amendement, nous instaurons un mécanisme d’indexation automatique des dotations fédérales à partir du 1er janvier 2027. C’est un signal fort envoyé à toutes les zones de secours du pays.
Nous leur donnons enfin la visibilité et la sécurité budgétaire nécessaires pour investir sereinement dans le matériel, moderniser leurs infrastructures et renforcer leurs équipes. Cette réforme reconnaît concrètement leur engagement quotidien au service de la population et constitue une étape décisive vers un financement plus équilibré et plus juste entre le fédéral et les autorités locales », souligne Catherine Delcourt (MR), députée fédérale .